Remboursement des coûts d'utilisation en service commandé d'un véhicule privé

Étude préparée pour le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
par Corporate Fleet Services

1. Sommaire de la mise à jour sur les prix du carburant

Le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada a confié à Corporate Fleet Services (CFS) le mandat d’effectuer une évaluation annuelle des taux de remboursement au kilomètre sur les déplacements des fonctionnaires devant utiliser leur véhicule personnel en service commandé. De plus, l’incidence périodique de la variation des prix du carburant devait être évaluée tous les trimestres en effectuant trois autres mises à jour sur les prix du carburant chaque année. Le présent document constitue la mise à jour pour février 2026.

Dans la dernière étude annuelle, les taux de remboursement ont été établis pour chaque province et territoire du Canada à la suite d’une analyse exhaustive de toutes les dépenses d’exploitation des véhicules. Ces taux ont été présentés dans le rapport intitulé Remboursement des coûts d’utilisation en service commandé d’un véhicule personnel, en date de novembre 2025 (pour publication le 1er janvier 2026).

La présente mise à jour rend compte des répercussions des prix actuels du carburant sur les taux de déplacement en service commandé et de transport quotidien qui sont recommandés dans le rapport annuel, l’accent étant mis sur les prix moyens de l’essence à la pompe dans les provinces et territoires. La moyenne des prix a été établie pour chaque province ou territoire pour les trois mois qui ont précédé la publication de la présente mise à jour (pour les mois de décembre 2025, janvier 2026 et février 2026). Tous les prix sont indiqués en dollars par litre.

De plus, dans le cadre de cette mise à jour, les plus récents taux de remboursement recommandés sont soumis à l’examen du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada en dollars par kilomètre. Les recommandations sont formulées aux taux suivants :

Les taxes de vente fédérales et provinciales ont également été étudiées afin de déterminer si des changements récents auraient pu avoir une incidence immédiate sur le total des coûts de propriété et d’utilisation d’un véhicule.

Pour la période allant de décembre 2025 à février 2026, les dépenses en carburant ont représenté 17,8 % du coût total de l’utilisation d’un véhicule (comme reflété dans les taux de déplacement en service commandé) ou une moyenne pondérée canadienne de 10,7 cents le kilomètre. La présente mise à jour fait état de légères baisses des prix moyens de l’essence  partout au Canada, ce qui a eu des répercussions minimes sur les taux de remboursement. En conséquence, les taux de remboursement ont diminué d’au maximum 1,0 cent par kilomètre pour les dix provinces comparativement au rapport annuel précédent (novembre 2025, pour publication le 1er janvier 2026). De même, pour les territoires, les deux taux de remboursement ont également diminué d’au maximum 1,0 cent par kilomètre (voir la section 2.2 - Prix de l'essence dans l’ensemble du Canada pour plus de détails).

2. Prix du carburant

2.1 Contexte du marché énergétique

Les prix de l’essence au Canada ont diminué pendant le mois de décembre et le début de janvier, avant de connaître une hausse modérée vers la fin de janvier et en février, ce qui reflète en grande partie les fluctuations des marchés mondiaux du pétrole brut. De plus, des facteurs saisonniers typiques, comme la baisse de la demande, le passage à un carburant d’hiver moins coûteux et la fin de la saison d’entretien des raffineries à l’automne, ont tous contribué à d’autres réductions des prix à la pompe au cours des derniers mois.

Les prix mondiaux du pétrole brut ont connu une baisse constante jusqu’à la mi-décembre environ. Le prix le moins élevé sur trois mois a été enregistré le 16 décembre quand le West Texas Intermediate (WTI) a clôturé à 55,27 $ US le baril et que le Brent a clôturé à 58,92 $ US le baril. Le prix le plus élevé sur trois mois a été enregistré le 29 janvier quand le WTI a atteint 65,42 $ US le baril et que le Brent a atteint 70,71 $ US le baril. Au 13 février, le WTI s’élevait à 62,89 $ US le baril, tandis que le Brent s’établissait à 67,75 $ US le baril.

Au cours des trois derniers mois, les prix de l’essence au Canada ont suivi les tendances du pétrole brut. Le prix quotidien de l’essence au Canada a atteint son plus bas niveau sur trois mois le 29 décembre, quand le prix moyen était de 1,271 $ le litre. Le prix moyen de l’essence sur trois mois était de 1,355 $ le litre, comparativement à 1,435 $ le litre au cours de la période précédente de septembre à novembre 2025, ce qui représente une baisse de 6,5 %. Dans une perspective annuelle, le prix moyen sur trois mois au Canada était 13,8 % plus bas que pendant la même période de trois mois l’an dernier, où il s’établissait en moyenne à 1,572 $ le litre.

2.1.1 Demande de pétrole brut dans le monde

Malgré l’anticipation d’un ralentissement de l’économie mondiale au deuxième semestre de 2025, les résultats économiques se sont révélés plus solides que prévu, ce qui a quelque peu stimulé la demande en pétrole à court terme. Par conséquent, les estimations générales ont connu une légère amélioration. Selon la mise à jour de janvier 2026 des dernières Perspectives de l’économie mondiale (PEM) du Fonds monétaire international (FMI), on s’attend à ce que l’économie mondiale affiche une croissance de 3,3 % en 2026 (une amélioration de 0,2 point de pourcentage comparativement aux PEM d’octobre 2025) et de 3,2 % en 2027. Si la hausse des investissements dans les technologies, y compris l’intelligence artificielle (IA), permet d’étayer les projections de croissance, elle est également largement contrebalancée par la réorientation des politiques commerciales. Les risques qui pèsent sur les perspectives demeurent orientés vers la baisse. Le FMI et la Banque du Canada font état d’un enthousiasme peut-être démesuré à l’égard des entreprises d’intelligence artificielle qui pourrait mener à des ajustements à la baisse sur les marchés financiers. L’incertitude persistante au sujet des politiques commerciales ainsi que les tensions géopolitiques mondiales contribuent à assombrir les perspectives.

Selon ces perspectives mondiales élargies, le groupe des économies avancées devrait connaître une croissance de 1,8 % cette année, soit une révision à la hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport au PEM d’octobre 2025. L’économie des États-Unis a vu une nette amélioration de 0,3 point de pourcentage et devrait croître de 2,4 % en 2026. Cette amélioration est en grande partie attribuable à la reprise des investissements et des dépenses dans les technologies l’année dernière, ce qui a compensé le ralentissement causé par la fermeture du gouvernement fédéral à la fin de l’année. La baisse des taux directeurs soutient davantage la croissance, la Réserve fédérale américaine ayant abaissé ses taux cibles de 0,25 % le 10 décembre 2025. De plus, certaines tensions commerciales se sont atténuées. Par exemple, les discussions à propos des exportations de semi-conducteurs et de minéraux de terres rares entre la Chine et les États-Unis ont entraîné une réduction des droits de douane bilatéraux jusqu’en novembre 2026. En outre, les États-Unis ont également éliminé les droits de douane sur certains produits agricoles pour tous les pays. Par conséquent, les droits de douane en vigueur des États-Unis s’établissent à environ 18,5 %, ce qui représente une amélioration par rapport aux 22 % enregistrés en avril 2025, mais qui est beaucoup plus élevé que le taux de 3 % en vigueur avant la hausse des tarifs douaniers.

L’économie de la zone euro a également vu une révision à la hausse de 0,1 point de pourcentage, avec des projections de croissance qui s’établissent à 1,3 % cette année et à 1,4 % l’année prochaine. Le FMI indique que les investissements liés aux technologies ont favorisé l’activité en Espagne et au Royaume-Uni, tandis que l’impulsion donnée par les exportations dans le domaine aérospatial a stimulé la croissance en France au cours de la deuxième moitié de l’année dernière.

Dans ce contexte mondial, l’économie canadienne continue de s’ajuster au nouveau paysage commercial dessiné par les droits de douane imposés par les États-Unis et le caractère imprévisible des futurs accords commerciaux. Les exportations canadiennes ont enregistré une baisse d’environ 4 % par rapport à la période qui précédait l’introduction de ces restrictions commerciales. La Banque du Canada fait remarquer que les entreprises touchées par les droits de douane américains sont en train de reconfigurer leurs échanges commerciaux et de chercher de nouveaux fournisseurs et marchés. Tout au long de ce processus, les capitaux sont réorientés, tandis que les travailleuses et les travailleurs changent de rôle, les deux facteurs freinant la croissance pour le moment. En conséquence, la Banque du Canada, dans son Rapport sur la politique monétaire (RPM) de janvier 2026, indique qu’elle estime que le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 1,7 % en 2025. Lorsque l’on tient compte de la croissance démographique, le PIB par habitant est demeuré le même. De plus, la croissance devrait ralentir, avec une augmentation de seulement 1,1 % en 2026 et de 1,5 % en 2027, en partie à cause d’un ralentissement de la croissance démographique. D’un point de vue historique, il s’agit de taux de croissance modestes. En comparaison, les perspectives du FMI pour le Canada restent un peu plus optimistes et robustes et notent une légère amélioration pour 2026, en indiquant que l’on s’attend à ce que le PIB progresse de 1,6 % en 2026 et de 1,9 % en 2027.

Les marchés émergents et les économies en développement devraient enregistrer une croissance de 4,0 % en 2026. L’économie de la Chine continue d’être soutenue par la résilience des exportations, tandis que la demande intérieure, en particulier dans le secteur du logement, demeure faible. Dans l’ensemble, les perspectives de la Chine se sont améliorées de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 4,5 % en 2026, grâce en grande partie à la trêve conclue entre les États-Unis et la Chine au sujet des accords d’exportation. D’autre part, la croissance de l’Inde reste forte à 6,4 % pour cette année ainsi que pour l’année prochaine.

Malgré ces améliorations, l’incertitude économique continue de peser sur les attentes envers la consommation mondiale de pétrole. Toutefois, les prévisions divergent quant à l’ampleur de son impact. Selon le rapport Monthly Oil Market Report (MOMR) de février 2026, les projections de l’OPEP restent inchangées par rapport à il y a trois mois, tandis que la demande mondiale augmente de 1,4 million de barils par jour (Mb/j) pour une moyenne de 106,5 Mb/j en 2026. L’OPEP prévoit une croissance supplémentaire de 1,4 Mb/j en 2027. À titre de comparaison, l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis prévoit une hausse de 1,2 Mb/j cette année, pour une moyenne de 104,8 Mb/j et de 1,3 Mb/j additionnels en 2027, pour une moyenne de 106,1 Mb/j. L’EIA des États-Unis note que la croissance de la consommation mondiale est motivée presque entièrement par des pays qui ne font pas partie de l’OCDE et dont, comme groupe, la consommation devrait connaître une croissance de 1,1 Mb/j en 2026 et de 1,2 Mb/j en 2027. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) se montre plus prudente dans ses projections et a revu à la baisse ses prévisions de croissance de la demande, qui devrait augmenter de 0,85 Mb/j cette année, comparativement à l’estimation de 0,93 Mb/j le mois précédent. Tout comme l’EIA des États-Unis, l’AIE note que la croissance de la demande vient entièrement des régions non-membres de l’OCDE, notamment la Chine, qui est le plus gros contributeur à la croissance avec environ 0,2 Mb/j, ce qui demeure en deçà du taux moyen de croissance de la dernière décennie.

2.1.2 Approvisionnement mondial en pétrole brut

Comme on l’a souligné dans le rapport annuel (novembre 2025 pour publication le 1er janvier 2026), la croissance de la production est restée forte malgré une demande modérée, ce qui a entraîné une situation persistante de surproduction. Les stocks continuent d’augmenter, ce qui fait baisser le prix du pétrole. En janvier, des facteurs temporaires, dont une tempête hivernale en Amérique du Nord et des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ont entraîné des hausses de prix et un accroissement de la volatilité. Par conséquent, les prix du pétrole ont augmenté régulièrement d’environ 10 $ US le baril en janvier. Cette tendance à la hausse ne devrait toutefois pas persister à long terme, car les facteurs fondamentaux demeurent défavorables.

Les stocks mondiaux de pétrole brut continuent de croître. Les estimations de l’EIA des États-Unis s’établissent à une moyenne de 3,1 millions de barils par jour (Mb/j) en 2026 (soit une augmentation par rapport à la moyenne de 2,7 Mb/j en 2025). Les projections indiquent que les stocks de l’OCDE se sont établis, pour la fin de 2025, à environ 2 883 millions de barils et qu’ils pourraient atteindre 3 107 millions de barils d’ici la fin de 2026, une part importante étant attribuée aux États-Unis.

Dans l’ensemble, selon l’EIA des États-Unis, la production mondiale de pétrole brut devrait augmenter de façon constante, pour passer de 106,3 Mb/j en 2025 à 107,9 Mb/j en 2026, avant d’atteindre 108,8 Mb/j en 2027. À titre de comparaison, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la production mondiale pourrait atteindre en moyenne 108,6 Mb/j en 2026, ce qui représente une augmentation de 2,4 Mb/j d’une année à l’autre, la croissance étant répartie de façon relativement égale entre les producteurs du groupe OPEP et ses alliés et ceux qui ne sont pas membres du groupe OPEP et ses alliés, en supposant que les accords de production actuels demeurent en vigueur. Cette expansion incessante a dépassé la croissance de la demande, pour créer une offre excédentaire sur le marché et exercer des pressions à la baisse sur les prix. L’AIE prévoit que l’offre mondiale pourrait dépasser la demande de 3,73 Mb/j en 2026, ce qui équivaut à environ 4 % de la demande mondiale et dépasse de nombreuses autres prévisions.

Toutefois, en janvier 2026, plusieurs perturbations temporaires ont interrompu cette tendance générale et resserré temporairement l’offre, ce qui a donné un élan à la hausse des prix du pétrole. Les conditions climatiques hivernales extrêmes en Amérique du Nord ont forcé d’importantes fermetures de production. Une tempête hivernale d’envergure a été la cause de la perte d’environ 2 Mb/j (environ 15 % de la production nationale) au cours d’une seule fin de semaine, tandis que les conditions glaciales ont contribué à la réduction de la production des raffineries sur la côte du golfe du Mexique. L’EIA des États-Unis estime que le temps froid a contribué à une réduction de la production américaine d’environ 0,32 Mb/j en janvier. Parallèlement, des perturbations au Kazakhstan ont réduit la production de plus de 0,4 Mb/j. Selon les estimations de l’AIE, ces événements, combinés aux pannes et aux contraintes d’exportation qui touchent les flux russes et vénézuéliens, ont contribué à une baisse de 1,2 Mb/j de l’offre mondiale en janvier.

Le rôle des mesures du groupe OPEP et ses alliés dans l’équilibre du marché mondial de l’énergie reste important. L’alliance, qui avait commencé à augmenter sa production en avril 2025 après des années de réduction de la production, a continué d’influencer le paysage de l’offre tandis qu’elle a cessé d’autres augmentations de la production à compter de janvier 2026, un mouvement qui devrait durer au moins jusqu’en mars. Malgré cette pause, la production du groupe OPEP et ses alliés demeure élevée, avec une moyenne de 43,3 Mb/j en janvier. Cela dépasse la demande estimative de pétrole brut du groupe OPEP et ses alliés, qui s’établissait à près de 39,7 Mb/j au premier trimestre, ce qui a exacerbé davantage les conditions d’offre excédentaire.

Les États-Unis demeurent également un moteur important de la croissance de la production mondiale. La production américaine a atteint des niveaux record en 2025, avec 13,6 Mb/j, et le pays est un exportateur net d’énergie depuis 2019. Même si les déploiements d’appareils de forage ont diminué d’environ 15 % l’année dernière en raison de la baisse des prix et de l’incertitude, la production n’a connu qu’une légère baisse avant de rebondir et d’atteindre des niveaux record en raison des progrès dans les technologies de forage et de fracturation. Cependant, les analystes préviennent que le maintien des prix du pétrole à moins de 60 $ US le baril pourrait décourager l’investissement, surtout si l’on tient compte du déclin rapide des puits de schiste, dont bon nombre produisent environ 80 % de leur production totale au cours des deux premières années et nécessitent donc régulièrement de nouveaux investissements. L’EIA des États-Unis prévoit actuellement que la production américaine demeurera stable à environ 13,6 Mb/j en 2026, avant de reculer légèrement à 13,3 Mb/j en 2027.

Le Canada demeure également parmi les pays qui continuent d’accroître leur production. Le pays développe sa capacité d’exportation à la suite de l’ouverture de l’oléoduc Trans Mountain agrandi en 2024, pour ainsi donner aux exploitants des sables bitumineux un accès plus facile au marché asiatique. Les exportations de pétrole canadien ont atteint 4,44 Mb/j en novembre 2025, soit une hausse de 5,5 % par rapport à l’année précédente, les exportations vers l’Asie ayant triplé en un an, pour atteindre un niveau record de 0,68 Mb/j. Même si les États-Unis demeurent la principale destination du pétrole brut canadien, avec 3,76 Mb/j ou 84,7 %, il s’agit d’une baisse par rapport aux 3,97 Mb/j de novembre 2024. De plus, Trans Mountain a l’intention d’accroître la capacité de son réseau de 0,3 Mb/j, la première augmentation de 0,1 Mb/j étant prévue dès janvier 2027. Les dernières données indiquent que la production de l’Alberta s’est accrue pour passer de 4,2 Mb/j en novembre 2024 à 4,4 Mb/j en novembre 2025, ce qui renforce la contribution croissante du Canada à l’offre mondiale.

En général, les trois derniers mois ont été caractérisés par une divergence entre les fluctuations de prix à court terme et les indicateurs de base à long terme du marché. Tandis que les tempêtes hivernales, les tensions géopolitiques et les interruptions temporaires ont soutenu les prix en janvier, les données fondamentales sous-jacentes continuent de faire état d’une augmentation de l’offre, d’une hausse des stocks et d’une pression persistante à la baisse sur les prix du brut.

2.2 Prix de l’essence dans l’ensemble du Canada

Au cours des trois derniers mois, les prix moyens de l’essence au Canada ont baissé et ont globalement suivi les fluctuations des indices de référence du pétrole brut. Parce que les prix du pétrole brut demeurent le principal moteur, la baisse a été constante dans les provinces canadiennes, avec de légères fluctuations. Les marges de raffinage (qui peuvent être interprétées de façon générale comme des profits de raffinage) sont demeurées supérieures à celles de l’année dernière, soit d’environ 10 cents le litre, principalement en raison du resserrement de la capacité de raffinage et de la diminution des stocks de produits raffinés. Les provinces de l’Est, y compris l’Ontario et le Québec, dépendent du pétrole importé et d’un petit nombre de raffineries pour leur approvisionnement. Par conséquent, toute perturbation, même mineure, a un effet direct sur le marché. Ces provinces ont donc connu des baisses de prix légèrement inférieures à celles du reste du pays, où le prix de l’essence est plus étroitement corrélé au prix du brut extrait et raffiné localement, ce qui réduit les coûts. En conséquence, les baisses les plus faibles ont été enregistrées au Nunavut, à 2,0 %, à l’Île-du-Prince-Édouard, à 3,7 % et en Ontario, à 4,3 %. Les baisses les plus importantes ont été observées dans les Prairies et dans l’Ouest canadien, où les prix ont diminué de 8,7 % en Saskatchewan, de 7,9 % au Manitoba, de 7,4 % en Alberta et de 6,7 % en Colombie-Britannique.

Au Canada, les prix de l’essence incluent toutes les taxes applicables. Les prix varient beaucoup à travers le Canada, surtout en raison de la différence dans les types et les montants des taxes perçues sur le carburant dans les différentes provinces et les divers territoires. La présente mise à jour a calculé les prix moyens de l’essence ordinaire qui sont facturés à la pompe. Les données sur le prix du carburant ont principalement été obtenues auprès de Kalibrate (précédemment Kent Marketing) pour le compte de Ressources naturelles Canada en fonction des prix quotidiens du carburant publiés pour 78 endroits dans l’ensemble du Canada. Ces données ont été vérifiées auprès d’autres bases de données qui font, elles aussi, un suivi des prix du carburant à travers le Canada.

Conformément à la méthodologie du rapport annuel, pour déterminer le prix moyen de l’essence par province ou territoire, nous avons eu recours dans la présente mise à jour à des moyennes pondérées d’après la population pour mieux nous conformer à la réalité. Ainsi, les centres de la population métropolitaine représentent une plus grande partie du prix total moyen en comparaison avec les plus petites villes.

Le tableau ci-dessous montre le prix moyen de l’essence ordinaire pour l’ensemble des provinces et territoires canadiens, exprimé en dollars par litre, pour la période de décembre 2025 à février 2026 :

Province/territoire

Prix moyen actuel
de l’essence 
($/litre)

Prix du carburant - Rapport annuel
du 1er janvier 2026 
($/litre)

Changement
de prix 
($/litre)

Alberta

1,191 $

1,285 $

-0,094 $

Colombie-Britannique

1,522 $

1,632 $

-0,110 $

Île-du-Prince-Édouard

1,437 $

1,492 $

-0,055 $

Manitoba

1,218 $

1,322 $

-0,104 $

Nouveau-Brunswick

1,375 $

1,455 $

-0,080 $

Nouvelle-Écosse

1,351 $

1,435 $

-0,084 $

Nunavut

1,542 $

1,573 $

-0,031 $

Ontario

1,290 $

1,348 $

-0,058 $

Québec

1,473 $

1,557 $

-0,084 $

Saskatchewan

1,227 $

1,344 $

-0,117 $

Terre-Neuve-et-Labrador

1,451 $

1,526 $

-0,075 $

Territoires du Nord-Ouest

1,378 $

1,455 $

-0,077 $

Yukon

1,494 $

1,596 $

-0,102 $

Les données sur le prix du carburant ont été extraites pour une période de trois mois (du 10 novembre 2025 au 13 février 2026) afin de suivre la tendance du prix courant de l’essence. Des rapports ultérieurs cibleront des périodes de trois mois suivant la période visée dans la présente étude. On a constaté que les prix moyens du litre d’essence par province ou territoire variaient entre 1,191 $ en Alberta et 1,542 $ au Nunavut, et que la moyenne canadienne était de 1,355 $, une diminution de 8,0 cents depuis le dernier rapport annuel (novembre 2025, pour publication le 1er janvier 2026).

À titre d’illustration, le graphique 1 présente les prix de l’essence dans les principales régions métropolitaines pour une période d’un an (de février 2025 à février 2026).

Prix de l'essence au Canada

Également à titre d’illustration, le graphique 2 présente les prix du pétrole brut de trois références – WTI (West Texas Intermediate), Brent et WCS (Western Canadian Select) pour une période d’un an (de février 2025 à février 2026).

Prix brut du pétrole

2.3 Taxes de vente

Pour la présente mise à jour, une étude a été menée afin de déterminer si des changements pertinents dans les taxes de vente fédérales et provinciales auraient eu une incidence immédiate sur les taux de remboursement. Au moment de publier cette mise à jour, aucune variation des taxes de vente n’avait été observée au Canada comparativement au rapport annuel précédent.

3. Répercussions des prix de l’essence sur les taux de remboursement

3.1 Consommation de carburant

Pour le calcul de la part des frais de carburant dans les coûts totaux d’utilisation des véhicules, la méthodologie employée dans le rapport annuel a été strictement respectée. La consommation de carburant pour chacun des modèles examinés dans le cadre de l’étude a donc été combinée aux prix moyens dans chaque province et territoire pour déterminer la part des frais de carburant dans les coûts d’utilisation, en fonction d’une moyenne de 20 000 kilomètres par année.

3.2 Taux de remboursement mis à jour

À des fins de comparaison, le tableau suivant présente les taux actualisés de déplacement en service commandé (taux par kilomètre) et de transport quotidien (taux par kilomètre réduits), ainsi que les taux calculés pour le rapport annuel précédent (novembre 2025, pour publication le 1er janvier 2026) :

Barème des taux de remboursement actuels (en dollars par kilomètre)

 

Service commandé
(Taux par kilomètre)

Transport quotidien
(Taux par kilomètre réduits)

Province/territoire

Mise à jour actuelle
sur le carburant

Rapport annuel du
1er janvier 2026

Mise à jour actuelle
sur le carburant

Rapport annuel du
1er janvier 2026

Alberta

0,560 $

0,565 $

0,210 $

0,220 $

Colombie-Britannique

0,595 $

0,600 $

0,255 $

0,260 $

Île-du-Prince-Édouard

0,595 $

0,600 $

0,240 $

0,245 $

Manitoba

0,555 $

0,565 $

0,220 $

0,230 $

Nouveau-Brunswick

0,605 $

0,610 $

0,235 $

0,240 $

Nouvelle-Écosse

0,600 $

0,610 $

0,235 $

0,240 $

Nunavut

0,700 $

0,705 $

0,315 $

0,320 $

Ontario

0,625 $

0,630 $

0,225 $

0,230 $

Québec

0,615 $

0,625 $

0,255 $

0,260 $

Saskatchewan

0,550 $

0,560 $

0,220 $

0,230 $

Terre-Neuve-et-Labrador

0,615 $

0,620 $

0,240 $

0,250 $

Territoires du Nord-Ouest

0,695 $

0,700 $

0,295 $

0,305 $

Yukon

0,690 $

0,700 $

0,310 $

0,320 $

Remarque : Tous les chiffres ont été arrondis vers le haut au demi-cent le plus près.

L’incidence des prix de l’essence sur les taux de remboursement était minimale pour la présente mise à jour sur les prix du carburant. En comparaison avec le rapport annuel (novembre 2025, pour publication le 1er janvier 2026), les taux de déplacements en service commandé (taux par kilomètre) et de transport quotidien (taux par kilomètre réduits) ont diminué d’au maximum 1,0 cent par kilomètre pour les provinces. Pour les territoires, les taux de remboursement ont également diminué d’au maximum 1,0 cent par kilomètre pour les taux de déplacements en service commandé ainsi que de transport quotidien.

En général, les moyennes pondérées du Canada ont diminué de 0,5 cents par kilomètre pour le taux de déplacement en service commandé et pour les taux de transport quotidien comparativement au rapport annuel précédent (novembre 2025, pour publication le 1er janvier 2026). Ils se chiffrent actuellement à 60,5 cents le kilomètre et à 23,5 cents le kilomètre respectivement.

Le carburant représente en moyenne 10,7 cents le kilomètre sur le coût global d’utilisation des véhicules, allant de 9,4 cents en Alberta à 17,1 cents au Nunavut. Étant donné la complexité des facteurs socioéconomiques touchant le marché mondial de l’énergie, il est difficile de prévoir le prix de l’essence pour les trois prochains mois. Cependant, tous les futurs changements seront présentés dans le prochain rapport de mise à jour sur les prix du carburant.